Après l'attaque de Ain Defla qui a couté la vie a 11 militaires algériens qui sont tout d'abord des citoyens, voila maintenant qu'on parle d'un ratissage de (vengeance) par l'ANP l'armée nationale populaire, mais plusieurs questions s'imposent.

- Fallait-il perdre 11 hommes pour ratisser la région et éliminer des terroristes?
- Etaient-ils  munis pour affronter les terroristes? 
- Est-il nécessaire de publier les photos de cadavres sur les réseaux sociaux?
- Qui sont réellement les soldats assassinés et quel grade ont il dans l'armée?
- Avons nous déjà entendu un jour ou l'autre qu'un fils d'un haut responsable au pouvoir ou dans l'armée était victime de terrorisme?
- Nous sont leurs enfants?

Essayez de répondre a toutes ces questions avant de lire la suite.

 

ain defla

 

 

- L'Algérie avec ses capacités militaires doit être en mesure de d'éliminer toute menace terroriste de toute dimension, rien n'empêche que 11 soldats ont été surpris et éliminer sans à l'intérieur d'une zone militaire, celà fait penser a l'incapacité de l'armée algérienne de détecter le danger mais ce n'est pas le cas, sachant que c'est le travail des renseignements, ce département dit DRS même qui a réussi a dominer le territoire algérien, comment une telle menace a pu lui échapper?! nous savons tous que ceci n'échappera pas a ce service, donc le DRS est complice de prêt ou de loin, la preuve c'est que les soldats assassinés n'étaient pas munis et ne portaient pas de gilets part balles (il n'y avait aucun cas de mort du coté des terroristes à croire l'armée était entrain de regarder se faire tuer), (ceci répond a la deuxième question), ces jeunes ont été victimes d'un complot tracé par le pouvoir et le Departement de Renseignement et de Sécurité, mais dans quel but et a quelle fin?

- Comme nous avons tous pu voir sur les réseaux sociaux, l'armée algérienne a publiée des photos des victimes de cette attaque, pour dire quoi exactement? ils ont aussi publier les cadavres des terroristes assassinés peut de temps après, est ce pour dire que l'armée a venger ses enfants? si c'est le cas une autre question s'impose: ou étiez vous avant que ça se passe?

- Tous les soldats qui ont été tué ne sont que des jeunes a un age fleurisant, debutants de carrière militaire, aucun d'entre eux n'était gradé, n'y a t-il pas de commando? que faisaient ils seuls dans leurs mission? ça ne se fait pas, alors c'est quoi le secret si ce n'est préparer un coup tordu? (chaque question entraine d'autres questions).

- Ni les responsables ni leurs enfants n'ont jamais été victimes de ce genre d'embuscade, pourtant, ils ont tous des enfants dans l'armée, ils débutent tous avec un grade élevé, le citoyen est le seul qui est sacrifié pour la survis du régime, sans compter les dommages collatéraux. par contre les enfants d'autres hauts responsables de l'armée et des politiciens ne vivent même pas en Algérie, ils vivent dans des palaces chic à l'étranger loin de tout danger et en bonne compagnie. (ceci répond à la sixième question).

 

Contribution: Juba YAZID

 

Stratégiquement, cet attentat profite aux décideurs algériens qui font diversion par rapport aux événements tragiques de Ghardaïa. Comme preuve, tout le monde condamne cette tuerie et personne ne parle du peuple amazigh du Mzab victime d’un vrai génocide.

Cet attentat vient au moment où l’Etat algérien ne sait plus comment faire pour se débarrasser de la question mozabite qui gagne des soutiens sur le plan international grâce au MAK et au GPK. Donc cette tuerie est venue détourner l’opinion du problème qui mine Bouteflika et ses parrains militaires.

Il est de notoriété publique que chaque clan au sommet de l’Etat algérien actionne ses propres groupes armés en fonction de ses intérêts. D’ailleurs, un général du DRS est mis en examen et il est en phase d’être jugé par le tribunal militaire pour avoir constitué un groupe armé. Donc tout laisse croire que l’attentat de Ain Defla, pourrait être l’œuvre du régime algérien et l’AQMI n’est que son interface.

Depuis que cet attentat que personne ne peut ne pas condamner a été perpétré, on assiste à une condamnation et une solidarité sélectives : une vie mozabite n’a aucune importance pour les algériens tant dis que c’est tout le monde qui s’indigne de l’assassinat de 11 militaires.
Une vague de solidarité, d’indignation et d’émotion a envahi les réseaux sociaux dès l’annonce, samedi 18 juillet, de la mort d’au moins 11 militaires soldats à Ain Defla. Des photos des soldats tués et des messages de soutien et de condoléances ont envahi Facebook et Twitter.

Les mozabites assassinés comme les kabyles tués en 2001, n’ont suscité aucune indignation, aucune condamnation et aucune solidarité du côté des algériens.

Cette différenciation nous rappelle justement que la nation algérienne est une chimère. Au-delà du partage de la même langue, la même culture, la même histoire (ce qui est loin d’être le cas en Algérie), une nation repose sur la communauté de destin c’est-à-dire la volonté de vivre ensemble et d’édifier un avenir commun. Or, quand c’est un kabyle ou un mozabite, c’est-à-dire, un non arabe, qui est réprimé, opprimé et tué, la solidarité des algériens ne se manifeste pas. Décidément, à chacun son destin. Donc à chacun sa nation. Et de fait, la nation algérienne est un mensonge historique révolu qu’il faut reléguer à la poubelle de l’histoire afin de bâtir sur du vrai : l’avènement d’un Etat kabyle , démocratique, laïque et social qui pourrait constituer un prélude à une nouvelle configuration politique de l’Afrique du nord à travers l’émancipation des autres peuples